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2026 : Gagner 3 ans en 30 jours
Optimiser n’a jamais fait changer d’échelle
Accélérer pour savoir. Tout le reste est une illusion.
Je veux parler ici d’un sujet simple, mais souvent mal compris :
l’accélération radicale de la croissance, non pas pour être rentable, mais pour savoir.
Je commence par le dire très clairement :
quand les conditions sont réunies et qu’on applique cette logique, on observe des croissances de +200 %, parfois bien plus, en quelques mois par rapport à la période précédente.
Oui, avec une dégradation de la rentabilité.
Mais surtout avec quelque chose de beaucoup plus précieux :
de l’information qu’on aurait normalement eue dans 2, 3, 4 ou 5 ans.
D’où ça vient
J’ai commencé à faire ça très tôt, de manière assez instinctive, chez Almé.
Une ou deux fois, de façon volontairement très “bulk”, très brutale.
À chaque fois, ça nous a fait changer de chaîne.
Pas optimiser.
Changer de dimension.
Plus récemment, j’ai appliqué exactement la même logique dans certaines entreprises que j’ai accompagnées, uniquement celles où les conditions étaient réunies.
Et à chaque fois, le scénario est le même :
une accélération très forte,
une croissance spectaculaire,
une rentabilité qui se dégrade,
mais une compréhension du business qui avance à une vitesse folle.
Les préalables (sinon ça ne marche pas)
Il faut être très clair là-dessus.
Cette approche ne s’applique pas n’importe quand.
Il faut au minimum :
Un an d’historique réel
Pas un lancement. Pas une intuition.
Un vrai passé exploitable.Un produit fini
Pas “on verra après”.Un site techniquement capable d’absorber plus de ventes
De la trésorerie, pour tenir 2 à 3 semaines d’accélération, sans paniquer.
Si ces conditions ne sont pas réunies, il ne faut pas y aller.
Si elles le sont, attendre est une erreur stratégique.
L’erreur que font presque toutes les marques
L’erreur classique, c’est de se raconter une belle histoire stratégique :
L’année prochaine, on va faire +20 % de panier moyen,
+30 % de taux de conversion,
plus de recurring parce qu’on a changé la newsletter,
l’image, le wording, le CRM…
Tout ça est théoriquement intéressant.
Mais dans la réalité, c’est une illusion.
Parce que personne ne sait si ces hypothèses tiendront à l’échelle.
La bascule mentale : une seule métrique
Quand on veut accélérer, il faut changer de niveau de lecture.
On prend le ROAS HT net de retours de l’année précédente.
Un point.
Je ne parle volontairement pas :
de panier moyen,
de conversion,
de recurring,
d’acquisition.
Parce que le ROAS englobe déjà tout ça.
On se place volontairement au niveau stratégique, pas analytique.
Ce qu’on fait concrètement
Si l’objectif est de doubler le chiffre d’affaires, alors on fait une chose très simple :
On prend le ROAS réel de l’année passée
On le dégrade volontairement :
un scénario à –30 %
un scénario à –50 %
Et on calcule :
combien de chiffre d’affaires ça représente,
combien de budget paid il faut injecter,
sur quelle période.
C’est tout.
À ce moment-là, on ne débat plus.
On voit.
Et ensuite, on accélère
Pas progressivement.
Pas timidement.
On accélère franchement.
Parce que le temps ne joue jamais en faveur d’un site.
Les problèmes que vous rencontrerez plus tard :
service client,
logistique,
arbitrages de rentabilité,
limites du marché,
vous les rencontrerez de toute façon.
L’accélération sert à une chose :
les rencontrer maintenant.
Exemple volontairement extrême :
mettre 25 ou 30k€ de budget paid sur une journée.
Peut-être que ce ne sera pas tenable.
Peut-être qu’il faudra revenir en arrière.
Mais en quelques jours, vous aurez appris :
ce que votre marché absorbe réellement,
où ça casse,
ce qui est structurel,
ce qui ne l’est pas.
Cette information, sans accélération, vous l’auriez eue dans 2 ou 3 ans.
Ce qui se passe dans la réalité
Ce que j’observe, de manière très concrète :
des marques à +20 / +30 % de croissance passent soudainement à +100, +150, +200 % ou plus,
le COS se dégrade,
le ROAS baisse,
la rentabilité immédiate recule.
Mais une chose change définitivement :
l’échelle.
Et ce qui est frappant, c’est que la plupart des entreprises finissent par accepter cette nouvelle réalité.
Elles veulent être :
plus grandes,
plus rapides,
plus visibles.
Elles s’adaptent.
Elles coupent ailleurs.
Elles arbitrent.
Et ensuite seulement, un nouvel équilibre entre croissance et rentabilité se met en place.
Le fond du message
Ce n’est pas une méthode miracle.
Ce n’est même pas un “test”.
C’est une manière de dire :
Je préfère savoir maintenant ce que je découvrirai de toute façon plus tard.
L’accélération radicale sert à gagner du temps.
Et changer d’échelle, c’est d’abord changer de vitesse d’apprentissage.
Si quelqu’un a envie de challenger cette approche,
avec grand plaisir.